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démarche « artistique » |
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Entre recherche anthropologique, photographie, et
installations plastiques … une poétique ? |
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Je ne suis pas photographe… bien que la
photographie soit le plus gros de mon activité. Je ne suis pas non plus
(encore) ethnologue, bien que ma formation initiale et mes réflexions
intellectuelles m’y poussent inéluctablement. Disons que je ne suis pas seulement
l’un ni seulement l’autre. J’utilise de plus d’autres médiats,
d’autres supports que ceux habituellement en usage dans le monde des
photographes : peinture, métal, bois, tissus, plastique… et je propose
des installations ou maquettes, autant de propositions d’écritures, à base de
dessins, textes, images…, alors même qu’une présentation classique de mes
photographies ne me satisfait pas. Pas seulement… |
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Car pour moi, la photo est un support,
un matériau, document, piste, que l’on peut manier et combiner à loisir, tant
virtuellement, symboliquement que physiquement : le coudre, le découper, le triturer, le suspendre,
tester sa résistance et son mode de dialogue avec le monde extérieur, les
intempéries… ainsi qu’avec le regard de ceux qui peuvent – ou non – s’y
reconnaître. C’est aussi une trace d’histoire, de vie,
d’un parcours, et cette fragmentation incessante de vie pousse à m’interroger
sur le principe du tri, de la sélection, de l’interprétation, et la
transmission. Un flux à temporaliser ou à spatialiser ? Une trame, un
tissu à architecturer, dont on peut se vêtir, où se blottir, se cacher, jouer
… ? |
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Différents axes de regards peuvent être
identifiés, même si je tends vers une unité. Ne pas se laisser piéger par une apparente diversité,
qui certes existe, car chacune des voies ouvertes lance des ramifications
vers les autres, qui ne peuvent se dénouer entre ellles. Je pense ainsi à mon intérêt pour l’être
humain et son mode d’être en groupe, approche générale dite
« ethno-photographique », intégrant principalement le rapport au
quotidien, au rien, au temps qui passe, détails infimes qui font le lien. Mais
est-ce si différent de regarder vivre les plantes et insectes du jardin, ou
entourée de mes nombreux chats, y capter des instants de vie ? Dans tous
les cas, il me faut à chaque fois, et avec un œil et une attention toujours
renouvelés, ressentir, prendre avec, tourner, m’approcher, danser… et
m’adapter à un rythme propre, qui n’est pas le mien. |
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C’est de cette expérience
« trop-humaine » dont il s’agit ici à la fois de partager et de
comprendre les bases : quoi
de plus direct finalement que la poésie pour en rendre compte, sorte de
langage émancipé de lui-même et des clivages de langues et disciplines ? |
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Je souhaite ainsi bonne visite à
l’éventuel curieux : il
trouvera une présentation des différents aspects de mon travail dans les
parties distinctes de ce site, consacrées à l’édition, les présentations
publiques, ou les recherches en cours. Il trouvera aussi un récapitulatif du
parcours artistique de ces dernières années (Cv
page 2). |
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Dernière actualisation : 17 juin 2008 |
© Florence Cartron - 2008 |